Soudan du sud : La faim s’aggrave alors que l’aide vitale s’épuise

Au Soudan du Sud, l’intensification des violences, les déplacements de population, les épidémies et les chocs climatiques entretiennent une crise humanitaire d’une exceptionnelle gravité. Environ 7,8 millions de personn…

Mise à jour — 1er septembre 2026

La faim s’aggrave alors que l’aide vitale s’épuise

  • Niveau d'urgence : Élevé
  • Soudan du Sud
  • Insécurité alimentaire

Au Soudan du Sud, l’intensification des violences, les déplacements de population, les épidémies et les chocs climatiques entretiennent une crise humanitaire d’une exceptionnelle gravité. Environ 7,8 millions de personnes — soit plus de la moitié de la population — sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. Dans les comtés de Nasir et d’Ulang, l’escalade du conflit détruit les habitations, désorganise les moyens d’existence et entrave l’acheminement de l’aide, faisant peser un risque de famine sur les communautés les plus isolées.

7,8M

personnes — plus de la moitié de la population du Soudan du Sud — sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.

Des familles attendent devant des sacs de vivres alignés au sol

Les enfants supportent une part considérable de cette crise : près de 2,2 millions souffrent de malnutrition aiguë, dont environ 700 000 exposés à ses formes les plus sévères. Parallèlement, plus de 650 000 réfugiés et demandeurs d’asile accueillis dans le pays risquent de perdre une partie de leur assistance alimentaire, nutritionnelle et sanitaire en raison de l’épuisement des financements. Pour des familles ayant déjà fui la guerre et la faim, cette réduction compromet directement l’accès à la nourriture, aux soins, à l’eau potable et à la protection.

L’urgence exige de maintenir les secours vitaux, mais également de préserver les conditions d’un relèvement durable. La restauration des services essentiels, la protection des activités agricoles, le soutien aux communautés d’accueil et la sécurisation de l’accès humanitaire sont indispensables pour limiter une dépendance prolongée à l’assistance. Sans mobilisation renforcée, la malnutrition, les déplacements et l’effondrement des moyens d’existence continueront d’affaiblir le développement humain, la cohésion sociale et la résilience du pays.